Nachlass Pièces sans personnes

Pièce de théâtre, sans personnes présentes physiquement.

Nachlass Pièces sans personnes, a été crée par Stefan Kaegi (SK) et Dominic Huber (DH), avec le collectif Rimini protokoll.

Le public entre dans une salle (d’attente) et pénètre, seul ou avec d’autres, au grès de l’ouverture des portes (chronométrée) dans huit pièces, qui sont autant de scènes. A chaque pièce une expérience et un récit différent qui s’ouvrent à nous à la manière de « time boxes ou de lettres pour le futur », comme le disent les metteurs en scène SK et DH. Des voix, des vidéos, des photos, des cartons chargés d’objets, des expériences. Un récit, un témoignage nous est conté par la personne elle-même disparu, déjà morte dans la « vrai » vie, en passe de l’être. On écoute la diffusion d’un enregistrement où elles expliquent ce qu’elle voulait laisser aux vivants ou leur choix de vie ou de mort. Dans la salle d’attente, une projection au plafond nous montre une carte du monde qui simule en direct les morts sur terre à chaque seconde qui s’écoule marquant la carte d’un point lumineux.

Cette pièce de théâtre NACHLASS (succession, laisser après) « sans personnes » questionne sur ce que nous laisserons après notre mort. Elle interroge le public sur la place de la mort dans nos sociétés, sur les choix qui s’offrent à nous aujourd’hui et demain : survivance numérique, assistance au suicide, progrès de la techno-médecine, entre autres…

Dans le cadre de la Médiation culturelle des sciences et techniques, les auteurs nous interpellent bien de façon informelle sur des sujets tels que :

Que vais-je laisser après ma mort et sous quelle forme ?

Où puis-je encore exister (sur le net, dans une intelligence artificielle…) ?

Quelle mort je peux choisir (médicalement assistée, vieillir et mourir sans souffrir…) ?

Les progrès de la médecine et de la technologie vont-ils me permettre de vivre encore plus longtemps en bonne santé (médicaments, transhumanisme, greffes….)

Autant de questions qui resonnent dans notre société contemporaine, toute entière tournée vers l’économie de la promesse. Une promesse vielle comme l’humanité : la vie éternelle.

LDDM

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s